Le projet

La capitulation du IIIème Reich le 8 mai 1945 a bien commencé sur des plages le 6 juin 1944. Entre les deux dates, le Débarquement et la Reconquête furent longs et difficiles. Ils touchèrent nombre de civils. Des acteurs qui sont aujourd'hui devenus rares et les témoins directs disparaissent peu à peu.

Tout commence en Basse-Normandie, territoire où cette période est encore présente, vivace dans les esprits. Mais le mouvement des Alliés dans l'Ouest marque profondément bien au delà de cette région.

Qu'en reste-t-il exactement 70 ans après ? Qu'en est-il en Haute-Normandie, puisqu'une partie des troupes contourne le bassin parisien en direction du Nord et de l'Est ?

N'est-ce qu'un souvenir en Bretagne, région dont on parle moins que les autres, mais qui a connu des épisodes dramatiques ?
70 ans après donc, remonter les chemins du temps avec pour principe la transmission générationnelle est possible. Des jeunes de collège en 3ème, les derniers à pouvoir recueillir sans doute des témoignages oraux, répondent à ces questions et à bien d'autres... Quelle approche ont-ils de cet épisode structurant de notre histoire moderne ? Qu'en ont-ils entendu ? Comment se l'approprient-ils ? Ce format long ouvre son espace aux citoyens de demain.

"Du débarquement à la reconquête" ou comment nos enfants s'emparent de cette période, enquêtent, restituent, assurent notre devoir de mémoire. Avec un petit texte, une vidéo et des photos, ils trouvent des petites histoires et anecdotes régionales, familiales, et nous racontent l'Histoire.

Les élèves des collèges Jean Monnet de Ouistreham, Roger Gaudeau des Andelys et Jacques Brel de Noyal sur Vilaine nous emmènent dans ce voyage.

Histoires

haut-normandes

Depuis 2007, le collège Roger Gaudeau organise avec des élèves de troisième des projets « Mémoire et Histoire » ayant pour toile de fond le Débarquement et la Bataille de Normandie. Les objectifs sont multiples : améliorer les connaissances des élèves sur la 2ème guerre mondiale, au programme de fin de collège. Rendre hommage aux acteurs de ces évènements qui n’ont pas hésité à mettre leur vie en jeu, à ceux qui sont morts, et perpétuer ainsi leur mémoire.

Les professeurs de plusieurs matières encadrent cette démarche. Et de fait, l’inter-disciplinarité permet de développer des compétences multiples et complémentaires : connaissances historiques, bien sûr, mais aussi travaux d’écriture, correspondance en anglais avec des vétérans, maîtrise de l’outil informatique, compétences artistiques (théâtre, chant).

Ce projet, cette année plus encore avec le 70ème anniversaire du débarquement en Normandie et la reconquête de l’Europe, a pour dessein d’aider les adolescents à comprendre l’importance de valeurs essentielles dans la construction de la citoyenneté telles que la liberté, la fraternité, la lutte contre le fascisme et la défense des droits de l’Homme.

Un voyage sur le théâtre des opérations, des lectures et une filmographie ont constitué un fonds de découverte, de savoir, de culture. Ils ont également rencontré des acteurs encore en vie de cette période comme des résistants ou des anciens combattants.

A l’issue de ce voyage initiatique et transgénérationnel, ils se sont attelés à écrire. Ils présentent mi-juin le résultat de leur travail réalisé sur leur temps libre.

Avant une représentation de leur œuvre, ils ont en avant première, réalisé une lecture de 3 de leur créations :


Un groupe de résistants à la veille de l’opération Overlord

Avec les voix de Mathilde Tréfeu, Abel Zeddam , Pierrick Guillemot et Jonathan Vince
La lettre d’un combattant anglais à sa femme à la veille d’être parachuté pour libérer le pont de Ouistréham. Et le courrier Officiel de la British Army annonçant à son épouse qu’il fut le premier mort.

Avec les voix de Théophile Bernard et Eurgénie Rouland
Le journal intime d’une adolescente de 14 ans sous les bombardements de Caen en Juillet 1944

Avec la voix de Anouck Saussier

La veille de l’opération Overlord

Le premier groupe nous donne à voir des jeunes, résistants, vivant dans la clandestinité, à la veille du débarquement.
Ils ont capté le message de Radio Londres qui leur a indiqué l'imminence du débarquement. Les fameux vers de Verlaine « les sanglots longs des violons de l’automne »…. C’est le signal, ils savent qu’ils doivent entrer en lice. Et connaissent la mission qui leur a été confiée par les réseaux : faire sauter des ponts.

Avec les voix de Abel Zeddam, Mathilde Tréfeu, Pierrick Guillemot et Jonathan Vince

La lettre d’un combattant anglais

C’est la veille du débarquement. Un soldat anglais, après des mois d’entraînement sait qu’il doit embarquer dans les forces de reconquête dans les heures à venir. Il écrit à sa jeune femme, enceinte. Il lui annonce son désir de s’engager enfin dans la bataille. On comprend que dans les heures qui suivent, sa compagnie sera envoyée sur Ouistreham et son pont, si fondamental pour la suite des manœuvres militaires : Pegasus Bridge. Il sera le premier mort.

Avec les voix de Eugénie Rouland et Théophile Bernard

Le journal intime

Juillet 44. Cela fait plusieurs jours que les bombardements font rage sur Caen. Une adolescente descend avec sa famille à la cave une fois de plus. La peur, le défilement des bombes puis le silence. Elle se confie à nous au travers de son journal intime.

Avec la voix de Anouck Saussier

Autres histoires...

Ces histoires vous ont plu ?

Alors ne manquez pas celles sur lesquelles les collèges breton et bas-normand ont travaillé à l'occasion du 70e anniversaire du débarquement.


Pour les découvrir, cliquez ci-dessous :

. Les histoires traitées par le collège Jacques Brel de Noyel sur Vilaine en Bretagne
. Les histoires traitées par le collège Jean Monnet de Ouistreham en Basse-Normandie